Culture : Le grand prix francophilie des medias se bonifie

Culture : Le grand prix francophilie des medias  se bonifie

Organise par le réseau des journalistes culturel du Cameroun, la compétition qui célèbre l’excellence journalistique culturel est rendu en 2022 a sa troisième édition , votre rédaction a voulu en savoir plus sur ce concours et est allé a la rencontre de G-Laurentine ASSIGA présidente du comite d’organisation (PCO) . Suivez-plutôt


FMA : Bonjour G-Laurentine ASSIGA en tant que présidente du Réseau des journalistes culturels du Cameroun et PCO du Grand Prix Francophilie des Médias, quel est le sentiment qui vous anime à pratiquement un mois de l’événement ?

Je suis une présidente particulièrement heureuse et encore plus motivée. Motivée et encore plus engagée à porter la presse culturelle de qualité au sommet. L’engouement autour de l’événement nous rassure. C’est un signal fort pour nous, qui semble nous dire : «vous ne vous êtes pas trompés. Il fallait créer cet événement qui célèbre l’excellence journalistique». Malgré, la lenteur de réaction des sponsors et autres mécènes, la grande synergie de la corporation autour de l’évènement est un grand booster.



FMA : La date butoir de réception des articles à ce concours était fixée au 13 Juin 2022. Combien de dossiers avez-vous reçu par catégories ? Quel commentaire cela vous suggère-t-il ?

G-Laurentine ASSIGA : A date, nous sommes encore en train de dépouiller les candidatures. Mais jusqu’à ce matin, des candidats nous demandaient encore si c’était possible d’envoyer leur copie. Nous n’avons pas encore finalisé le classement des candidatures par sous catégories. Mais dans l’ensemble, on dépasse les 100 candidatures. Des candidatures qui proviennent des pays d’Afrique et d’Europe principalement. Nous attendons également les retours de nos points focaux en Afrique de l’Ouest (Hervé David Hond) et au Canada (Mireille Tchiako) pour dresser la liste définitive. Le commentaire que je ferai est celui de la qualité des copies reçues. Le niveau est encore plus élevé cette année. Le jury aura sincèrement un gros pain sur la planche. Le fait d’avoir donné deux mois aux candidats a permis qu’ils peaufinent la collecte et l’écriture. Cette approche permet d’élever vraiment le niveau de performance des journalistes. Car l’ambition de ce concours est de primer l’excellence.



FMA : Qui sont et comment s’est opéré le casting du jury?

G-Laurentine ASSIGA : Comme je l’ai indiqué dans la précédente question, l’ambition est de primer l’excellence. Aujourd’hui, la problématique de la désinformation se pose aussi parce que des journalistes ont tourné le dos aux fondamentaux pour se livrer à du sensationnel à travers les fake news. Le jury a été casté sur la base de la qualité professionnelle, de la rigueur et surtout de l’intégrité. Pour le Grand Prix Francophilie des Médias, nous avons désormais 3 jurys. Un jury de la sélection journalistes présidé par Marcel Amoko, Dg de Kalak Fm et Chef du bureau Afrique centrale d’Hemisphère. A ses côtés, il y a Blaise Etoa Tsanga, journaliste culturel, critique d’art aujourd’hui Chef du département Marketing et Communication à la Société générale Cameroun. Je citerai également Chetah Bile, grand reporter à la Crtv et Beaugas Orain, Dg de Ict Media. Le 2è jury, celui des Médias est composé d’artistes. Car, nous avons voulu que les artistes jugent également le travail abattu par les médias. Nous journalistes critiquons souvent leurs œuvres. Le change leur est donné de dire si nous assurons également. Ce jury est présidé par Valérie Ayena, top model, ancienne Miss Cameroun et promotrice événementielle. Ebenezer kepombia, Moustik Karismatik, Lydol et Sandrine Nnanga la secondent. Le 3è jury quant à lui est consacré au photojournalisme culturel. Il est présidé par Marcelo Nlele, photographe international et Patience Eding, photographe internationale également, assistés par le Coordonnateur national du pôle arts photographiques Fabrice Ngon.



FMA : L’édition 2022 du Grand Prix Francophilie des Médias est particulière. Peux-t-on savoir pourquoi ?

Vous avez vu juste. Particulière parce qu’elle se célèbre en simultané avec les dix ans d’existence de notre association. C’est effectivement en 2012, après une longue réflexion que nous avons décidé de porter ce mouvement d’expression professionnelle. De rassembler autour d’une même vision, des amoureux, des passionnés de l’information culturelle pour la sortir des frigos et la mettre en lumière. Dix ans, plus tard, nous sommes particulièrement ravis de marquer cet arrêt, de prendre un nouvel élan pour s’envoler ensemble vers des cimes plus reluisantes. Elle est également particulièrement à travers son ouverture à l’international. Particulière aussi par la qualité de son parrain professionnel, en la personne du Sénégalais, Madiambal Diagne. Journaliste, patron de médias et président de l’Union internationale de la presse francophone. Son accord de parrainage est pour nous une grande marque d’estime et une motivation supplémentaire à continuer de contribuer à l’essor et au rayonnement d’un journalisme culturel fort et excellent.



FMA : Parlons un peu des lots pour les lauréats. Qui vous accompagne ? Comment vous vous êtes pris depuis toutes ces années?

G-Laurentine ASSIGA : A titre personnel, j’aimerai que l’on puisse primer le meilleur journaliste par un montant financier conséquent, accompagné de lot en outils de travail. Lors de la première édition, nous avions une dotation de 250.000Fcfa pour ce prix. A la 2è édition, il est resté le même. Mais nous avons primés également les premiers par catégories à hauteur de 200.000Fcfa. Cette année, nous avons augmenté la dotation à 1000 euros (650.000Fcfa). Mon rêve est qu’on atteigne une cagnote de 10 millions au moins pour primer l’excellence. Les journalistes abattent un travail titanesque pour la société. Je crois qu’ils méritent que celle-ci lui retourne l’ascenseur à sa juste valeur. En attendant une mobilisation financière plus aboutie, nous sommes déjà heureux de l’engagement à nos côtés des institutions gouvernementales telles le Ministère de la Communication, le Ministère des Arts et de la Culture, le Ministère des Relations extérieures dont la bénédiction intentionnelle nous accorde des facilités sur certains éléments de la logistique. Des entreprises comme le Port Autonome de Douala, Le Groupe SABC, Cimencam, Complexe Mundi, Satguru, Semme Beach nous accompagnent également. Je citerai aussi les partenaires de la société civile comme l’association Trois Lys Nsimalen Maison de la Francophonie, l’Upf. Je n’oublierai pas les institutions diplomatiques à l’instar de l’ambassade de France, le Haut Commissariat du Canada, l’Ambassade de Côte d’Ivoire. Nous restons ouverts à tout apport, car nous aimerons offrir du matériel didactique aux journalistes en fonction de leur catégorie. Nous sommes joignables sur notre plateforme digitale sur Facebook : Réseau des Journalistes Culturels du Cameroun et par GSM au 698 94 94 72.



FMA . : Avez-vous l’impression que la perception qu’on avait du journaliste culturel a changé. Si oui comment? Si non que faut-il faire ?

G-Laurentine ASSIGA : Entre 2012, quand on lance l’association et 2022, il y a eu d’énormes avancées. Le journaliste culturel a retrouvé sa place. La sensibilisation et le plaidoyer que nous avons menés adossés à des actions concrètes ont permis de briser les mentalités et de dépoussiérer considérablement des mentalités snobes qui entouraient la perception de la culture en général et des professionnels de l’information culturelle en particulier. Aujourd’hui, la voix de la presse culturelle compte. Le gouvernement, sensible à notre action, nous offre l’occasion de mieux nous déployer en nous donnant une plateforme celle du pôle journalisme culturel et critique inclus dans le grand ensemble de la dynamique de restructuration du mouvement artistique impulsé par le ministère des Arts et de la Culture. La Coordination nationale de ce pôle a été confiée au Réseau des Journalistes Culturels du Cameroun. Nous œuvrons pour la qualité. Nos membres remportent des lauriers à travers le monde. À titre d’exemple, nous avons Elsa Kane, membre depuis la première heure, qui récemment a remporté le concours des médias pour le patrimoine initié par le Programme Route des Chefferies. D’autres sont élevés au titre de Chevaliers de l’ordre du mérite camerounais. Mais nous ne dormons pas sur nos lauriers. Il y a encore beaucoup à faire. Nous voulons une relève autant de qualité. D’où la mise sur pied également du concours du jeune espoir journaliste baptisé Prix Perika, que nous organisons tous les deux ans. Cette année, nous lançons par ailleurs le projet de Centre de perfectionnement de la presse culturelle de Yaoundé. Les besoins de spécialisation nous amène à opérer ce saut. Il y a un grand besoin de recyclage, car l’industrie culturelle est dynamique. Il faudra des journalistes outillés pour accompagner ce mouvement.

Propos recueillis par Thierry EDJEGUE

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