Décentralisation : Le transfert de compétences de toutes les divisions

Décentralisation : Le transfert de compétences de toutes les divisions

Un quart de siècle après l’adoption du principe de la Décentralisation au Cameroun, le processus est malheureusement encore au stade embryonnaire.

Grande fut l’innovation impulsée par les élus nationaux, présents lors la session parlementaire de janvier 1996. Une modification  qui fait aujourd’hui du Cameroun un Etat Unitaire Décentralisé conformément au principe de sa Constitution. Un jour spécial qui, comme le jeudi 18 janvier 96,  reste encore fraichement gravé dans la mémoire collective. Car celui-ci ouvrait la porte à une véritable autonomie et un transfert tout azimut des compétences aux collectivités territoriales périphériques. Un espoir presque évanouit un quart de siècle plus tard, comme une espèce de labyrinthe auquel ne peut apparemment accéder la population, pourtant principale bénéficiaire de cette acte de gestion des Etats modernes. Ceci malgré la pléthore de textes qui accompagne au fil des millésimes ce processus.

 L’incompréhensible retard nonobstant les textes

L’annonce des résultats des élections régionales au soir du 08 décembre 2020, au terme d’un scrutin sans grand enjeu car le parti des flammes avait déjà la quasi majorité des 900 sièges en lice donnait que des espoirs aux pourfendeurs de la mise en œuvre d’une décentralisation. Or, huit mois après Personne n’est à même d’expliquer de façon sereine et assurée, ce gouffre qui existe encore entre les multiples textes en faveur de l’accélération du processus financier pour mieux asseoir la mise en place sur le terrain de ce principe contenu dans la constitution. Si ce n’est des raisons parfois subjectives, énoncées ampoulées par quelques adeptes de la félonie, des prosélytes du vaudou, partisans inconditionnels de l’immobilisme, qui voient dans l’indépendance du pays il y a plus d’un demi-siècle, un frein dans la matérialisation du principe de dessaisissement des compétences vers les périphéries et une absence de la préservation d’une unité nationale.

La Centralisation, source de frustrations

L’une des missions fondamentales de L’Etat selon de nombreux érudits des sciences sociales est d’assurer l’unité et la paix du peuple par le biais de la dictature imposée par le grand nombre. Ainsi la centralisation n’a de sens que si celle-ci, parvient encore à maintenir un brin de cohésion sociale dans un Etat démocratique. Or le constat est pour le moins clair depuis plusieurs années au Cameroun, il faut réduire le pouvoir des acteurs déconcentrés. Notamment celui de  l’autorité de tutelle nommée à la tête des différents exécutifs communaux(maire de la ville), qui agrège de moins en moins les communes du fait de ses interventions  « à priori » et très souvent  « maladroite ».Par ailleurs les nombreuses contestations des populations des régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, qui tirent  la sonnette d’alarme quant au caractère devenu désuet de ce système de gouvernance, qui au lieu de d’unir  ne fait que fractionner le Cameroun de jour en jour.  

Brice Ngolzok

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