Economie : Les défis de la société nationale des mines

Economie : Les défis de la société nationale des mines

Depuis sa création, elle peine à imprimer sa marque sur le vaste chantier minier.

L’opportunité de la décente de terrain des responsables de la société nationale des mines (Sonamine) du 26 au 29 Juillet 2021 dans les régions de L’Est et L’Adamaoua offre l’occasion de s’interroger sur les attentes de cette structure. Doté d’un capital étatique de 18.084.873,40 dollars US soit dix milliards de FCFA, Cet établissement minier industriel et commercial a pour mission de développer et promouvoir le secteur minier au Cameroun, à l’exception des hydrocarbures et des carrières, et de gérer les intérêts de l’État dans ce domaine.  

https://www.focusmediaafrique.com/economie-la-societe-nationale-des-mines-sur-le-terrain-du-concret/ Huit mois après sa mise en service, le commun des mortels peine à voir les réalisations de ce géant aux pieds d’argile.

L’organisation et professionnalisation du secteur minier

 Selon l’ONG Forêt et développement rural (Foder), entre janvier et avril 2021, 14 artisans miniers sont décédés dans les champs miniers de la région de l’Est du Cameroun dans les conditions troubles. L’addition est encore plus salée quand on remonte le temps. À en croire la même source, 157 décès ont été enregistrés sur les sites miniers du pays entre 2013 et avril 2021, du fait de l’incivisme des exploitants artisanaux d’or. Moussa Abdoulaye explique que ‘’ La pratique ici consiste à profiter du fait que des opérateurs miniers ne referment pas les trous après exploitation pour venir <<racler>>les bords’’ Cette situation désastreuse prospère à ciel ouvert sans que la Sonamine ne bouge le petit doigt. Le trafic illicite des minerais plombe considérablement la professionnalisation embryonnaire du secteur.

Les enjeux économiques autour de la sonamine

La société ambitionne un objectif allant jusqu’à 35% du PIB du pays à l’horizon 2035-2040. La société devrait opérationnaliser et capitaliser le système de gestion d’informations géologiques et minières (SIGM). Elle devrait aussi poursuivre le travail concerté entre le ministère en charge des mines, le Projet de Renforcement des Capacités du Secteur Minier (PRECASEM) et la Banque Mondiale pour le développement de l’infrastructure géologique et minière.

Scandale géologique, le Cameroun dispose de plusieurs gisements de grande importance tels que : trois grands gisements de bauxite : Minim-Martap dont la réserve est estimée à plus d’un milliard de tonnes, avec des teneurs de 43% en alumine ; Ngaoundal qui a des réserves de 120 millions de tonnes et Fongo-Tongo avec 50 millions de tonnes et 47% de teneur en alumine.

 Le pays de Paul BIYA regorge de rutile, le cobalt et le nickel le calcaire ; le marbre, l’or, l’étain, l’uranium, le nickel et les minéraux de développement (pierres, saphir, sable, pouzzolane, argile, terre rare, etc.). Des minerais qui doivent placer la performance de la sonamine au cœur de la Stratégie Nationale de développement du Cameroun à l’horizon 2030 (SND30).

Thierry EDJEGUE

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