Economie : Troublante riposte autour de la peste porcine

Economie : Troublante riposte autour de la peste porcine

Depuis la survenue de cette épizootie sur le territoire national ; l’État peine à communiquer sur la situation.

 La première véritable action de riposte est venue de l’Ouest où le gouverneur, Awa Fonka Augustine, a ordonné le 16 Juillet 2021, la fermeture jusqu’à nouvel ordre des marchés de commercialisation des porcs. Cet arrêté est révélatrice de  l’ampleur de l’épizootie dans l’un des  plus grands bassins de production du pays. L’autorité administrative  explique que sa mesure s’étend à la circulation des bêtes. Elle vise à freiner la propagation de la maladie et protéger le cheptel. Son homologue  de la région du Nord-Ouest lui emboîte  le pas  en interdisant la circulation et le transport du porc sur l’étendue de son unité administrative. https://www.focusmediaafrique.com/elevage-premisses-dune-nouvelle-epizootie-de-peste-porcine-africaine/ La réaction de TAÏGA ministre de l’élevage des pêches et des industries animales reste attendue pour mieux cerner les implications et les incidences du phénomène.

Un dispositif de riposte de la grippe porcine en demi-teinte

Dans une lettre signée le 25 Juin 2021, le ministre TAIGA prescrit à ses collaborateurs dans les 10 régions du pays des mesures en vue de la  Gestion de l’épizootie de la peste porcine africaine en cours au Cameroun. Il leur recommande de densifier l’information et la sensibilisation des acteurs de la filière porcine.  Seulement depuis la survenue effective de cette grippe, le ministre n’a  fait aucune communication sur le sujet. Néanmoins le Laboratoire national vétérinaire (Lanavet) sera mis en contribution pour une surveillance clinique des cas suspects.

l’État ne donne pas l’impression d’avoir véritablement pris la mesure de la menace. Pour  Bernard Souop Nguetchouessi  que  le journal ECOMATIN a rencontré, le débat n’est pas à ce niveau. Pour lui, après la répression, il faut accompagner les éleveurs . » Par-delà la lutte contre la propagation de la maladie, le gouvernement devra penser à amortir les pertes non assurées des éleveurs des bassins déjà touchés, qui sont énormes afin de relancer le plus rapidement la filière qui ambitionnait au début de la décennie 2010 d’aller à la conquête des 124 millions de consommateurs de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Ceeac).’’

 Aucune sortie gouvernementale n’est actée. Les fins gourmets du cochon continuent à se régaler de cette viande.

Un secteur au riche potentiel économique

La production annuelle de cette filière est d’environ 3,729 millions de têtes. Selon la Banque africaine de développement (Bad), la filière porcine fait partie, avec le bovin, le poisson et la volaille, des quatre filières majeures sur lesquelles le Cameroun devrait appuyer sa croissance. C’est dans cette logique qu’en avril 2021, l’institution financière a débloqué en faveur du pays une enveloppe de 55 milliards Fcfa pour accompagner la mise en œuvre du Projet de développement des chaînes de valeurs de l’élevage et de la pisciculture (Pdcvep), dont le coût total s’élève à 65 milliards Fcfa. Cet outil est censé améliorer les performances génétiques des races bovines et porcines.

Thierry EDJEGUE

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