Elevage : Prémisses d’une nouvelle épizootie de peste porcine africaine

Elevage : Prémisses d’une nouvelle épizootie de peste porcine africaine

Certains bassins de production de la région de l’Ouest ont récemment été déclarés par le chef de région.


L’arrêté gubernatorial de Awa Fonka Augustine, le patron de la région de l’Ouest daté du 16 juillet dernier annonce la fermeture temporaire sur l’ensemble du territoire de la région de l’Ouest, des marchés de commercialisation des porcs et des sous-produits des fermes porcines, et l’interdiction de circulation et de transport de ces mêmes produits. Des mesures préventives en vue de faire face selon le gouverneur aux risques de propagation de la maladie et à protéger le cheptel porcin dans cette circonscription administrative.


Une décision qui résulte de la saisie d’une cargaison de porcs morts et vivants dans la ville de Mélong dans le département du Moungo le 4 juillet dernier et un certains nombres de décès en masse des porcs dans certains des bassins de production du triangle national. Des éléments probants à l’origine de la lettre de Dr Taiga, le ministre Camerounais de Elévage des Pêches et des Industries Animales dans laquelle il prescrit à ses collaborateurs des 10 régions, des mesures en vue de la « gestion de l’épizootie de peste porcine africaine en cours ». Une indication du patron de l’Élevage, en totale corrélation avec les enquêtes effectuées par le Réseau d’épidémio-surveillance des maladies animales du Cameroun (Rescam) qui ont confirmé des cas de peste porcine africaine dans plusieurs régions du Cameroun depuis quelques semaines.


Pour ce faire, le ministre a donné quelques recommandations à l’endroit de ses collaborateurs des services à la fois centraux et déconcentrés notamment : L’information et la sensibilisation des acteurs de la filière porcine, la surveillance des élevages et des marchés de porcs, la désinfection systématique des véhicules affectés au transport des porcs le contrôle des mouvements de porcs et des produits d’origine porcine, l’exigence des documents sanitaires conformément à la réglementation, , la mise en œuvre des mesures sanitaires dans tous les foyers, la réactivation des check-points entre autres.


Des mesures idoines en vue de limiter l’avancée de cette pandémie dans les nombreux élevages camerounais au-delà de région de l’Ouest afin d’éviter une propagation rapide qui pourrait réduire l production annuelle, estimée à environ 30.000 tonnes pour une demande évaluée à 47.000 tonnes sur la même période. Néanmoins, les restrictions relatives à la commercialisation et même la circulation des porcs à l’Ouest entraineront quelques peu une paralysie des activités de vente et d’achat de cet aliment dont la consommation dans les deux principales métropoles du Cameroun constituent à une véritable niche d’emplois pour des milliers de citadins. En rappel, le pays a connu une épizootie de peste porcine africaine en 1982, celle-ci a été à l’origine de la perte de 80% du cheptel porcin du Cameroun.


Brice Ngolzok

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