Politique : Les atermoiements de l’unité nationale

Le retour des festivités du 20 Mai semble occulter un malaise social profond qui ronge le peuple.

Le Cameroun s’apprête à commémorer de manière festive, mais simplifiée le 20 mai 2022, sa fête nationale. Annulée depuis deux ans pour cause de covid-19, l’effervescence des festivités est timide. La conjoncture semble être passe par la. Difficile aujourd’hui de se nourrir ou de vaquer normalement a ses occupation quand pilule sur les réseaux sociaux l’hymne a la haine et autres xénophobie. Une minorité semble avoir confisque l’avoir et le pouvoir et exhorte la majorité au vivre ensemble dans la famine et le dénouement total. Pour Victor NGOUMOU le problème du Cameroun ce n’est pas le vivre ensemble mais le manger et le boire ensemble

Les noces d’or de la fête nationale

La célébration de la 50ème édition de la fête du 20 Mai a pour thème : « Forces de défense et de sécurité au service du peuple pour la préservation de la paix sociale et de la cohésion nationale. »
Il convient de relever que la paix est menacée principalement dans la région de l’Extrême-Nord du pays qui subit depuis 2013, des incursions répétées des membres de la secte Boko Haram. La crise socio politique orchestre par l’insurrection séparatiste dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest depuis plus 04 ans est un frein a la stabilité.

Les challenges du gouvernement pour la cohésion sociale

Le pouvoir en place doit poursuivre ses efforts en vue de résoudre ces difficultés d’ordre sécuritaire afin de préserver l’intégrité territoriale du Cameroun. Implémenter des mesures urgentes pouvant permettre de mettre rapidement fin aux violences sur le terrain, et explorer d’autres pistes dans sa quête de solutions politiques au problème dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. Concrétiser le plan spécial de reconstruction du Nord-Ouest, Sud –Ouest et l’Extrême-Nord. Dans une tribune libre sur sa page facebook le journaliste politique Eric Boniface Tchouakeu fustige le tribalisme et ses corollaires. Pour lui « Le Pays compte plus de 200 ethnies et tribus ; et ce qui est considéré comme une richesse culturelle tend depuis quelques années à être instrumentalisée pour produire l’effet inverse. Les discours haineux et le tribalisme ont envahi impunément l’espace public. » Le Gouvernement a fait modifier en fin 2019, l’article 241 du code pénal pour réprimer le tribalisme. Selon les termes de l’article 241-1.- (nouveau) intitulé : Outrage à la tribu ou à l’ethnie : « (1)Est puni d’un emprisonnement de un (01) à deux (02) ans et d’une amende de trois cent mille (300 000) à trois millions (3 000 000) de francs, celui qui, par quelque moyen que ce soit, tient des discours de haine ou procède aux incitations à la violence contre des personnes en raison de leur appartenance tribale ou ethnique.


(2) En cas d’admission des circonstances atténuantes, la peine d’emprisonnement prévue à l’alinéa 1 ci-dessus ne peut être inférieure à trois (03) mois et la peine d’amende à deux cent mille (200 000) francs. Le sursis ne peut être accordé, sauf en cas d’excuse atténuante de minorité.


(3) Lorsque l’auteur du discours de haine est un fonctionnaire au sens de l’article 131 du présent Code, un responsable de formation politique, de média, d’une organisation non gouvernementale ou d’une institution religieuse, les peines prévues à l’alinéa 1 ci-dessus sont doublées et lès circonstances atténuantes ne sont pas admises. » L’heure peut être venue d’appliquer la loi pour préserver ce qui reste de l’unité nationale

Thierry EDJEGUE

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