Societe: Danger permanent pour les travailleurs humanitaires

Societe:  Danger permanent pour les travailleurs humanitaires

La journée mondiale de l’aide humanitaire se célèbre dans un contexte de terreur et émoi sans pareil

Situé au coeur de l’Afrique Centrale, le Cameroun est un pays stable et prospère. Son ouverture aux institutions à caractère humaine en est une preuve. Seulement, les conditions de travail du personnel de ces formations se dégradent au fil des années.  Ban Ki MOON  secrétaire général  déclarait en son temps:  » Les travailleurs humanitaires sont ceux que nous dépêchons sur place pour montrer notre solidarité avec ceux qui souffrent. Ils représentent ce qu’il y a de meilleur dans la nature humaine mais leur travail est dangereux… »

Fin Mars 2021 ,un convoi des Nations Unies est attaqué par un groupe armé non-étatique dans le village d’Ikata, dans la région du Sud-Ouest. Aucune victime n’est à déplorer, mais les deux véhicules composant le convoi ont été endommagés. Ce qui pousse Naad, un haut  cadre du système onusien à lancé en Avril un cri de coeur en ces terme   »  Un accès sûr, rapide et sans entrave des organisations humanitaires fournissant une aide vitale aux populations affectées doit être garanti  » Certains employés humanitaires  sont enlevés, torturés avec demande de rançon. D’aucun sont capturés et maltraités avant d’être relâchés.

Le Cameroun devient progressivement une jungle à ciel ouvert

L’opportunité de la célébration le 19 Août 2021, de la journée mondiale de l’aide humanitaire permet de faire   l’état des lieux  au pays de Paul BIYA.

En 2020, la situation humanitaire au Cameroun n’a cessé de se détériorer. La nation fait face  à trois conflits  : la crise sécuritaire et politique en République Centrafricaine qui impacte l’Est du pays, la crise du lac Tchad qui touche l’Extrême-Nord, et les velléités indépendantistes des deux régions anglophones à l’ouest. Ces conflits favorisent les déplacements internes et l’arrivée de réfugiés, rendant l’accès aux services de base difficile car les ressources s’en trouvent saturées.

Des chiffres qui donne des sueurs froides

 L’année dernière,  le haut  commissaire des réfugiés au Cameroun(HCR) dénombrait  270 000 réfugiés centrafricains dont 65 000 dans l’Adamaoua et 185 000 à l’Est.

Selon le bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), plus de 10 millions de personnes, dans l’Extrême-Nord début 2020, avaient besoin d’une aide d’urgence, parmi lesquelles on compte à présent 2,3 millions de déplacés. Plus de 5 millions de personnes luttent pour avoir de quoi manger et un demi-million d’enfants souffrent de malnutrition.

Thierry EDJEGUE

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