Transit Portuaire : Les ports africains face au défi de l’ouverture

Le récent forum africain de ces infrastructures tenu dans la capitale économique camerounaise a été l’occasion de revisiter les enjeux à l’aube de la mise sur pied de la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine.

Transit Portuaire : Les ports africains face au défi de l’ouverture

Faciliter les échanges, en réduisant les barrières tarifaires et non tarifaires aux portes des pays, constitue l’un des principaux enjeux à relever par les 55 Etats du continent africain. Un défi important pour les nombreux ports africains qui se sont réunis les 21 et 22 octobre dernier dans la capitale économique camerounaise. Un rendez-vous important au lendemain de reprise économique des pays du continent, considérés en grande majorité comme des nations pauvres et dont l’impact de la crise sanitaire a eu des conséquences importantes sur leurs économies.

Une baisse drastique de la croissance de ce continent entrainant selon un récent rapport de la Banque Mondiale des emprunts records, évalués à 860 milliards de dollars américains au cours de l’année 2020. Des chiffres inquiétants qui de façon corrélée se reflètent sur la Balance Commerciale des Etats de cette partie du globe et partant sur l’une des niches de recettes que sont les transactions portuaires. Comment consolider les échanges entre les différents Ports africains tout en préservant les avantages comparatifs de chaque pays ? Quel serait la meilleure stratégie pour agréger les intérêts des Etats dans un contexte d’ouverture des frontières ? Des interrogations qui ont fait l’objet de débats au cours des 48 heures d’échanges notamment lors de la première table ronde, axée sur : « la manière de renforcer le rôle des ports dans le commerce intercontinental, dans une Afrique en pleine politique d’intégration. »

Une thématique en droite ligne avec le thème central de cette rencontre à savoir : « L’Afrique portuaire à l’aune de la ZLECAf ». Un axe de réflexion qui indique l’urgence pour les nombreuses représentations maritimes d’accélérer l’application de normes communes et les mesures conformes aux standards internationaux. Une dynamique fondamentale dans le cadre de l’évolution de la ZLECAf car celle-ci entrevoit un marché commun d’ici 2023 pour parachever la matérialisation de la lutte contre les barrières tarifaires et non tarifaires ; les accords de libre-échange régionaux et les Unions douanières régionales.

Pour cela, les États Parties sont appelés à élaborer et soumettre des listes de concessions pour le commerce des marchandises. Ces listes précisent, pour chaque État Partie ou, selon le cas, chaque union douanière, les 90 % de produits particuliers qui doivent être libéralisés, ainsi que les produits sensibles qui doivent être libéralisés sur une période plus longue et les produits exclus qui doivent être temporairement exemptés de la libéralisation. Des indications importantes qui nécessitent les contributions des ports des différents Etats, engagés dans ce processus de facilitation des échanges dans le continent en vue d’initier une Union économique et monétaire africaine à l’horizon 2028.

Brice Ngolzok

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