Banque Mondiale : L’Afrique subsaharienne doit miser sur les coûts commerciaux

Banque Mondiale : L’Afrique subsaharienne doit miser sur les coûts commerciaux

C’est la quintessence des recommandations faites dans le récent rapport de la Banque Mondiale sur la santé des économies du globe afin de permettre aux pays en développement de nouer avec la Croissance au lendemain de crise sanitaire.

Avec un taux de croissance de son économie régionale estimé à 2,8 % en 2021et des prévisions de 3,3 % en 2022, l’Afrique subsaharienne renoue avec la croissance après une année 2020 marquée par l’impact négatif de la pandémie à Covid19. Un regain conséquent de son PIB mais bien en deçà des pertes exponentielles enregistrées lors de cette forte récession sanitaire.  « Malgré des signes encourageants de reprise à l’échelle mondiale, la pandémie a aggravé la pauvreté et les inégalités dans les pays en développement, Il est essentiel de mener une action coordonnée au niveau mondial pour accélérer la distribution des vaccins et les allégements de dette, surtout pour les pays à faible revenu. » souligne le président du Groupe de la Banque mondiale, David Malpass.

Des indications du patron de l’institution de Bretton Wood lors de son propos liminaire de circonstance relatif à la présentation ce 08 juin 2021 à Washington, des perspectives économiques mondiales. Une orientation importante pour les pays de la zone subsaharienne dont l’impact de la Covid19 a effacé les progrès réalisés dans la lutte contre la pauvreté et aggravé l’insécurité et d’autres problèmes de longue date.

Ainsi, selon le rapport : « Les pays à faible revenu devraient connaître cette année leur plus faible croissance depuis 20 ans (année 2020 non comprise), en partie à cause du rythme très lent de la vaccination. » Si éventuellement la croissance dans ces pays s’accélérera pour atteindre 2,9 % en 2021 et 4,7 % en 2022. Malheureusement pour l’année 2022, la production sera inférieure de 4,9 % au niveau pré-COVID.

Une alternative est donc de rigueur selon les managers de la Banque mondiale celle de l’impact positif que la baisse des coûts commerciaux, liés notamment à la logistique et aux lourdes procédures frontalières, pourrait avoir sur la reprise dans les économies émergentes et en développement en facilitant les échanges. « Les liens créés par le commerce et les chaînes de valeur mondiales ont constitué l’un des principaux vecteurs de progrès économique des pays en développement et aidé de nombreuses personnes à sortir de la pauvreté. Cependant, au rythme actuel, la croissance du commerce mondial va ralentir au cours des dix prochaines années, explique Indermit Gill, vice-président du Groupe de la Banque mondiale pour le pôle Croissance équitable et institutions financières. À mesure que les pays en développement se relèvent de la pandémie de COVID-19, la baisse des coûts commerciaux peut créer des conditions propices à une réintégration dans les chaînes d’approvisionnement mondiales et à la reprise des échanges. »

Des propositions de croissance pour les pays en développement car bien que les couts commerciaux aient diminué au cours des 15 dernières années ceux-ci restent près de 50 % plus élevés dans ces pays que dans les économies avancées, en grande partie à cause du montant supérieur des frais d’expédition et de logistique. En clair, les efforts visant à simplifier les procédures commerciales et les formalités douanières, améliorer les infrastructures de transport et la gouvernance, favoriser les échanges d’informations et renforcer la concurrence dans les domaines de la logistique, du commerce de gros et de détail pourraient réduire considérablement les coûts et ouvrir la porte à une croissance plus accélérée.

Brice Ngolzok

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