Cameroun : Grande confusion autour de la politique publique d’emploi jeunes.

Cameroun : Grande confusion autour de la politique publique d’emploi jeunes.

Malgré la multitude d’institutions créées pour lutter contre le chômage, le taux d’employabilité reste très faible.

   Le 10 Février 2019, Paul BIYA, président de la république lors de son adresse à la nation, annonçait la création de près de 500000 emplois. Seulement, il est difficile aujourd’hui de quantifier concrètement ces emplois. A qui la faute ? Difficile de pointer un doigt accusateur sur qui que ce soit.  Le Minjeune a le plan trinal jeunes, on a aussi connu le Pajer-u, le Minat et Mindef encouragent les comité de vigilence, le Minsante a des pères éducateurs et mobilisateurs pendant les campagnes de vacination, le Minfop à travers le FNE, le piassi, onefop , le cosup  joue sa partittion et ensuite distribue des agréments aux partenaires locaux pour poursuivre la  formation, le Minader  a lancé le paja ( projet d’appui à l’installation des jeunes agriculteurs et des personnes vulnérables) , le Pea jeunes( programme de promotion de l’entreprenariat agropastorale des jeunes) , le minefropa  en symbiose avec les autres ministères non cités ici, gère le fichier des concours de recrutement direct dans la fonction publique. La liste dressée plus haut étant non exhaustive, elle révèle l’ampleur de la confusion dans laquelle se retrouve un jeune en quête d’un emploi stable.

La bouée de sauvetage semble être l’auto-emploi qui lui-même est grippée par les mécanismes des pouvoirs publiques. Le jeune camerounais Brice Sado TSEWI déclare : « Beaucoup de jeunes n’ont pas d’emplois, la société est pleine de débrouillards. Les jeunes entrepreneurs sont frustrés par la batterie d’impôts et taxes à payer juste au premier mois de l’exercice ».  Eu égard à ce contexte, la jeunesse sombre dans le découragement, la fatalité et la consommation des drogues et autres stupéfiants.

Le réaménagement gouvernemental intervenue en 2004 permet aux Camerounais de disposer essentiellement d’un ministère de l’emploi et de la formation professionnelle qui est responsable de l’élaboration et de la mise en œuvre de la politique du gouvernement en matière d’emploi, de formation et d’insertion professionnelle. En d’autres termes c’est la seule institution qui doit dresser et réguler le secteur.  Malheureusement, le spectacle auquel on a droit est très loin d’être jovial. Chaque ministre fort de son entregent réunis ses cadres et initient sans informer le Minefop son projet d’employabilité de la jeunesse. Un climat de méfiance, soupçons et de sabotage s’installent au sein de l’administration centrale. Difficile donc avec de telles pratiques contreproductives pour la mise en œuvre de la stratégie nationale de développement 2020-2030.

Thierry EDJEGUE

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