Cameroun : la production locale à rude épreuve

L’usine de transformation du manioc de Sangmelima dans les poubelles de l’histoire. Depuis 2011, au lendemain du comice agro-pastorale d’Ebolowa, ce projet futuriste du président de la République, Paul Biya, est aujourd’hui dans les oubliettes, 11 ans plus tard.

production locale

Selon nos confrères du journal Télégram, du Directeur de Publication Dimitri Amba et dans le cadre de la lutte contre la dépendance alimentaire du Cameroun, grenier de l’Afrique centrale et pour faire face à ces nombreuses crises socio-économiques qui secouent régulièrement le monde entier, le chef de l’État, Paul Biya, a lancé de nombreux projets structurants et structurels, qui n’ont toujours pas jusqu’ici apportés les effets escomptés.

C’est le cas de l’usine de transformation de manioc de Sangmelima (Sotramas), qui avait été créée pour produire la farine à base du manioc, avec tous ses autres produits dérivés nécessaires à la consommation des ménages et des industries.

Un investissement éloquent.

Un investissement public d’environ 2,5 milliards de FCFA, étalé sur 10 hectares, pour une capacité de production de 120 tonnes par jour. Avec à la clé, un siège construit et des principaux responsables nommés par décrets du président Paul Biya.

11 années de clair-obscur .

Et en 2022, voilà le Cameroun violemment terrassé par les affres de la crise Russo-ukrainienne, marquée par la pénurie criarde de cette farine de blé, qui est essentiellement importée, en provenance de ces pays aujourd’hui en guerre. Et si la solution résidait dans la mise en service effective de cette usine de Sangmelima, avec tous les effets induits que ce projet agro-industriel généreraient comme valeur ajoutée dans l’économie camerounaise, en termes seulement d’emplois directs et indirects ? Implémenter de tels projets seraient marquer un véritable saut qualitatif.

Donald OMOLOBINA

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