société : Atanga Nji en guerre contre les violences faites aux policiers

société :  Atanga Nji en guerre contre les  violences faites aux policiers

Le ministre de l’Administration territoriale, était face à la presse ce 10 septembre 2021.

Depuis quelques mois, la société camerounaise vit un théâtre malsain, des violences sur les forces armées et police. Un comportement que l’opinion publique en général et l’administration en particulier déplorent. Comment expliquer cet acharnement, qui conduit même à l’atteinte de l’intégrité physique des agents de police en plein service? Le ministre Paul Atanga Nji, qualifie cela de comportements irresponsables et méprisants. Il estime par ailleurs que, le rubicon a été franchi et cela ne saurait être toléré. Son indignation n’a pas été sans rappeler que, la police camerounaise est au service de tous et de chacun.

Ce qu’est la police.

Selon lui, la police est un corps hiérarchisé et structuré. Il est d’ailleurs placé sous la supervision du chef de l’État, et représenté par le délégué général à la sûreté nationale (DGSN). La police est par ailleurs représentée à tous les niveaux de la République. Des régions, aux arrondissements en, passant par les départements. Elle veille de jour comme de nuit, sur la sécurité des personnes et de leurs biens.

Le ton ferme du ministre.

Paul Atanga Nji, a fait savoir qu’un citoyen ou usager, quel que soit son rang social, n’a pas le droit d’exercer des violences contre un agent de police en fonction. Il faut rappeler que, le DGSN, Martin Mbarga Nguele, présent au point de presse, à toujours prêté une oreille attentive, aux récriminations des citoyens contre les dérives réelles ou supposées de certains fonctionnaires de police. Il a déclaré:  » En cas de mésentente, entre un fonctionnaire de police et un citoyen, celui-ci devrait s’adresser à la hiérarchie de la police, pour se plaindre… Seule la hiérarchie de la police est habilitée à prendre des sanctions contre l’agent incriminé, selon le statut du corps et les textes en vigueur ».

Il a martelé par la suite disant : « je tiens à préciser que la tenue que arbore un agent de police, est bel et bien la tenue de l’État ». Face à cet état de chose, des instructions fortes ont été données, aux gouverneurs de Région, pour gérer les cas des personnes qui s’en prennent, aux agents de police dans le cadre de l’exercice de leurs fonctions.

La loi.

Il faut ici rappeler que, le législateur prévoit des mesures contre ceux qui exercent des violences sur des fonctionnaires. L’article 156 de la loi No 2016/ 00 7 du 12 juin 2016, portant code pénal, modifiée et complétée par la loi No 2019 /020 du 24 décembre 2019 se veut péremptoire. En son alinéa 1, il est clairement établi qu’il est puni, d’un emprisonnement de 1 mois à 3 ans et d’une amende de 5000 à 500 000 francs Cfa celui qui commet, des violences ou voies de fait contre un fonctionnaire. Les alinéa 2, 4 et 5 sont encore plus drastiques ils vont jusqu’à prévoir la peine de mort. L’on dira alors, dura lex sed lex, comme pour dire la loi est dur, mais c’est la loi.

DONALD ARMEL OMOLOBINA

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