Cameroun : Compte déficitaire pour la SOCAPALM au cours de l'année écoulée

Cameroun : Compte déficitaire pour la SOCAPALM au cours de l'année écoulée

Au moment où le Covid-19 semble asphyxier l’économie des entreprises, la société camerounaise de palmeraies (SOCAPALM), s’y accroche pour justifier la baisse de ses chiffres dans les finances.

Comme toutes les entreprises, la SOCAPALM a bouclé l’année budgétaire 2020. Année au cours de laquelle, les activités furent marquées par le Covid-19. Même si la demande en huile de palme n’était pas impactée par le Covid-19, les bénéfices liés aux activités de SOCAPALM ont été touchées. Les opérateurs de la filière, renseignent d’ailleurs que la demande en huile de palme se voulait plutôt importante. Mais force est de constater d’énormes irrégularités.

Le déficit annuel se compte en milliers de tonnes.

130.000 tonnes, est le chiffre évoqué pour exprimer le déficit nominal d’huile de palme en 2020. Emmanuel Koulou Ada, président du comité de la filière oléagineux, se veut péremptoire. Il explique par ailleurs, les mécanismes de calcul dudit déficit.

  » Ce déficit nominal est calculé sur la base, de 50% des capacités des entreprises de transformation », explique-t-il. Pour renchérir son propos, il ajoute :  » sur la base des capacités réelles des transformateurs, le déficit est beaucoup plus important ». Ce qui forcément n’est pas de nature à arranger la situation.

Impact du déficit

Une telle situation n’est pas sans conséquence. Du fait de ce déficit, les productions de la SOCAPALM ne sont plus courues par les industriels locaux et les ménages. Il faut rappeler que, les industriels locaux ont tourné à moins de leurs capacités habituelles, soit moins de 50%.

Plutôt que d’exporter, le comité de régulation des oléagineux avait validé d’importantes importations. Le déficit d’huile de palme a ainsi induit l’importation de 90.000 tonnes d’huile de palme brute.

La performance financière en baisse suite au déficit de production.

La SOCAPALM faut-il le rappeler, est une entreprise Cotée par la bourse des valeurs mobilières d’Afrique Centrale (BVMAC). Elle a clôturé l’année 2020, avec un bénéfice net de 11,5 milliards de FCFA. Ce qui constitue en effet, une baisse considérable.

En 2019, la SOCAPALM enregistrait 12,2 milliards de FCFA de bénéfice. C’est ce que révèlent les états financiers de l’entreprise. De façon simple, la société productrice d’huile de palme, enregistre en 2020, une perte de 700 millions de FCFA.

La SOCAPALM en position défavorable.

 Malgré cette situation, la SOCAPALM est astreinte à redistribuer les dividendes à ses actionnaires. Celles-ci s’élèvent à 3825 FCFA par action, de manière globale, elle est tenue de reverser 17,5 milliards de FCFA.

Il faut préciser que, les 3825 FCFA sont prélevés avant la retenue de l’impôt sur le revenu des capitaux mobiliers (IRCM). La SOCAPALM devra s’acquitter au plus tard, le 30 septembre 2021, comptant pour l’exercice clos le 30 décembre 2020. Au regard du montant à verser, la SOCAPALM a de quoi se ronger les pouces.

DONALD ARMEL OMOLOBINA

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