Cameroun : La fête de la musique célèbre la femme

Cameroun : La fête de la musique célèbre la femme

La 29ème édition de la célébration de la fête de la musique la  met en vitrine .

C’est sous le thème  » musique au féminin » que s’est  célébrée la fête de la musique le 21 juin 2021. Un thème qui met au goût du jour, la capacité musicale de la femme. Dans un monde où la musique adoucit les mœurs, qui mieux que la femme pour accompagner cette douceur par une voix sulfureuse? Pour répondre à cette interrogation, il est nécessaire d’interroger l’histoire. Le répertoire de berceuses chantées, réveille un élan de nostalgie.

 La musique féminine dans sa splendeur

C’est avec allégresse  que l’on peut se souvenir de la musique chantée par des femmes au Cameroun. Ne pas hocher la tête à l’écho d’une voix telle que celle de Anne Marie Nzié, relève aujourd’hui de l’analphabetisme musicale. On peut se souvenir des titres comme  Liberté, Sara, de la mama comme on l’appelait affectueusement. Ces titres qui lui ont valu des récompenses au sommet de l’Etat du Cameroun.

Souvenirs des souvenirs, la musique africaine aura connu des noms tels que Bébé Manga, Charlotte Mbango aujourd’hui décédées, mais qui font encore danser par leurs œuvres. C’est dire qu’elles auraient reçu, une inspiration divine. Même parmi les vivants, le Cameroun regorge d’un potentiel musicale avéré. Ce n’est pas un mélomane de Maro Abela, de Charlotte Dipanda ou même de kareyce Fotso qui pourrait dire le contraire. La liste n’étant pas exhaustive, l’on peut se féliciter de ces dames qui nous bercent encore au rythme de belles mélodies. Seulement à côté de celles-ci, l’on peut s’indigner d’un genre musical qui laisse à désirer.

Décrépitude de la chanson au féminin.

Toutefois, les valeurs morales sont galvaudées. On peut écouter ça et là des textes musicaux, qui ne tiennent plus compte de l’éthique. La promotion de la sexualité féminine gagne du terrain. Si les mélomanes échappent à un titre comme  » la chose ci » , il sera difficile d’échapper à  » aujourd’hui tu vas niokser ». Et même, l’on se souvient que la musique était un moyen d’éducation de masse. Aujourd’hui, la part belle est faite à la dépravation des mœurs.

Le scandale musicale est de plus en plus célèbre. Les lieux de grandes promotions musicales se plaisent à distiller ces sonorités qui n’ont rien à envier à  la pornographie. Vivement que la musique reviennent à l’orthodoxie d’antan et que le ministère en charge de la culture prennent des mesures de censures. Toutefois, célébrer la musique est l’expression d’une reconnaissance vis à vis de l’œuvre de l’esprit.

DONALD ARMEL OMOLOBINA

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