Cameroun : Les pionnières de l’assemblée nationale à l’honneur.

Cameroun : Les pionnières de l’assemblée nationale à l’honneur.

C’est à l’occasion d’une soirée récréative couronnée par une remise de cadeaux.

L’hôtel des députés de Yaoundé a servi de cadre au réseau des femmes parlementaires du Cameroun, pour la remise des présents aux premières femmes députés. Un évènement qui s’inscrit dans la série d’hommages que la nation rend en ce mois de Mars à la gente féminine. Dirigée par la doyenne d’âge, l’objectif de ce projet est de  » Témoigner notre admiration a celles qui ont occupé les postes qui sont les nôtres aujourd’hui, nous voulons réaffirmer notre fierté à ces braves dames pour avoir baliser le terrain dans un environnement austère a l’époque’’

Quelques figures historiques de femmes parlementaires.

Élue en 1970 avant les indépendances, Honorable EBANDA Isabelle est la première. Son sens élevé de la responsabilité a ouvert la voie. A sa suite on peut citer :  honorables   Salomé EYEFFA, Emilienne MARIGOH MBOUA et HADJI Marie Paule. Chacune à sa manière, à tracer le chemin qui permet en cette dixième législature d’avoir 61 femmes députés. La cérémonie a connu la participation de quelques personnalités, a l’instar de Gaston KOMBA, Pauline Irène NGUENE et Marie There ABENA ONDOUA. Autour d’un buffet arrosé de sonorités musicales du terroir, l’émotion était à son comble. Entre deux pas de danse, Emilienne MARIGOH MBOUA (élue députée en 1988) exprime sa joie :  ‘’Cette soirée est merveilleuse.  Car l’assemblée récompense le courage et l’abnégation des bosseuses. Nous sommes en haut’’.

Présentée comme le sexe faible, la femme est victime d’un certain nombre de préjugés qui freinent son développement. La société essentiellement patriarcale, commence progressivement à lâcher du lest pour l’émancipation de la gente féminine.

Les petits pas du gouvernement pour redorer le blason

Avec le ministère de la promotion de la femme et de la famille, dirigé par Marie Thérèse ABENA ONDOUA, l’Etat semble résolument engagé à accorder une place de choix à cette catégorie sociale. Seulement beaucoup reste à faire. Il suffit de regarder le nombre de femmes ministres, directeur général de société para publique, gouverneur ou colonel d’armée. C’est ce qui pousse le ministre des affaires sociales Pauline Irène NGUENE à dire que ‘’Les femmes doivent prendre leur destin en main pour faire bouger les lignes. On l’a vu avec les pionnières du parlement. Nous devons être ensemble pour montrer le bon exemple et jouer notre partition dans cette société émergente.’’

Thierry EDJEGUE

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