Cameroun : syndicat des journalistes en perte de vitesse

Les hommes de médias ont élu, celle qui devra désormais, présider aux destinées de la corporation, à travers le syndicat national des journalistes camerounais ( SNJC).

C’est au cours d’un scrutin de liste qui s’est déroulé dans la nuit du samedi 25 au dimanche 26 juin 2022 à Douala , que la journaliste a été plébiscitée par les électeurs. Elle remplace à ce poste Denis Kwebo nommé il y’a près d’un an par décret présidentiel, membre de la commission nationale des droits de l’Homme et des libertés du Cameroun.

Appelez-moi l’élue !

Marion Obam, deux mois après son élection comme membre du comité exécutif de la Fédération internationale des journalistes (FIJ) lors du 31e congrès de cette organisation tenue à Mascate (Oman), est la nouvelle présidente du Syndicat national des journalistes du Cameroun. Cette victoire de Marion Obam intervient au cours du 5e congrès électif de cette institution syndicale.

Ancienne journaliste du quotidien Mutations, Marion Obam , a récolté 54 voix sur 108 tandis que ses protagonistes à savoir Artiste Ekambi et Nathaël Djock récoltent respectivement 32 et 22 voix chacune.

Notons que sur 132 voix que compte l’assemblée générale de cette instance, seule 108 ont voté. La toute nouvelle présidente conduisait ainsi une liste de 11 membres exécutifs constituée de – Elvis Kenimbeni, Derrick Mbaka, Hilaire Ham Ekoue, Merlinr Ngwa, Christelle Yimga, Jean Aranguem, Jeck Syvanus, Loris Clement Adams,Inès Danielle Sol Ondoa et Moulioum Sapit

Marion Obam aura désormais la lourde charge de protéger les membres de cette corporation, minée depuis des années par des luttes de positionnements au niveau de la sphère politique.

Une Patronne pour défendre les droits des employés

Le contraste est visible à l’œil nu . Marion Obam , patronne de média peut-elle défendre objectivement les droits des journalistes ? C’est l’interrogation véritable qui se pose au sein d’une certaine opinion . Dans un pays où les journalistes sont mal traités et maltraités par leur partons , le bon sens voudrait assurément voir un journaliste employé à la tête du syndicat.

Le nombrilisme ayant fait son siège dans nos médias, l’on voudrait pouvoir compter sur un président de syndicat, qui a subi des outrages sur le terrain dans l’exercice de sa profession, qui sait ce que peut coûter la liberté de ton , d’opinion et d’expression . Ce qui est sûre , des journalistes sérieux semblent ne pas se reconnaître en une Patronne de presse qui ne côtoie en rien les souffrances des journalistes au quotidien.

Donald OMOLOBINA

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