Économie : Clair-obscur autour du transport de l'électricité

Économie : Clair-obscur autour du transport de l'électricité

Depuis janvier 2021, les populations camerounaises sont englouties dans une série de ruptures prolongées d’électricité.

Littoral, Sud-ouest et Ouest, ont connu le 28 juin 2021, une rupture désagréable de l’électricité. Le ton a été donné dans la ville de Douala, capitale économique du pays. Le gestionnaire du service public de l’électricité au Cameroun, Eneo , fait savoir que : » la panne est directement liée au réseau de transport de l’électricité. Pour d’avantage justifier cet état des choses, Eneo fait savoir que la demande énorme est à l’origine des contraintes sur le réseau de distribution.

 Récurrence des incidents sur le réseau de transport

Le 25 janvier 2021, plusieurs quartiers des villes de Yaoundé et Douala étaient privés d’électricité. Ce n’est que le 30 janvier 2021 que l’électricité a été rétablie sous la pression des populations sur les réseaux sociaux. À l’interrogation de l’origine des désagréments, l’opérateur Eneo indiquait que :  » C’est une succession d’arrêts des lignes de transport Songloulou-logbaba et Mandombé- logbaba qui est à l’origine des désagréments ».

Par ailleurs, l’opérateur faisait savoir que :  » plusieurs essais infructueux de reprise des lignes en défaut orchestrés par le gestionnaire du réseau de transport (Sonatrel), ont pour conséquence de créer des désagréments dans les centrales de production entraînant un retard dans la reprise de service et un déficit de production à songloulou  » .

 Le sous-investissement.

La recrudescence des incidents sur le réseau de transport, souffrirait d’une précarité en investissement. Le directeur général d’Eneo Eric Mansuy, expliquait dans une interview accordée aux confrères d’Investir au Cameroun en avril 2021, que : « le réseau s’est effondré à 2 reprises sur le réseau interconnecté Sud depuis le début d’année 2021 ». Il a par ailleurs confié que :  » Nous avons soumis aux pouvoirs publics depuis 2012, un plan directeur pour la période 2025 dans lequel étaient exprimés les besoins en nouveaux investissements en transport » . Cet état des choses met au goût du jour, la problématique de la vétusté des équipements de transport d’électricité.

DONALD ARMEL OMOLOBINA

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