Politique : L’opposition camerounaise est une grande muette

C’est le constat fait de l’inertie des partis politiques de l’opposition, sur le champ politique camerounais.

Le jeu politique, étant animé par les partis politiques semble être un discours mal compris par les partis ayant pourtant bien accueilli le multipartisme. L’on remarque malheureusement que l’inertie reprochée au parti au pouvoir est la chose la mieux partagée des partis politiques. Il faut tout de même rappeler que le landernau politique camerounais compte environ 300 partis politiques, dument légalisés. La liberté d’association au pays de joseph Owona, a prêté le flanc à la multiplication de ce qui ressemble désormais à des rencontres familiales.

Quasi absence de l’opposition à l’assemblée nationale

Lieu par excellence d’expression des cris du peuples par ses élus, l’assemble nationale camerounaise revêt d’une forte coloration à forte connotation « parti au pouvoir », à savoir le rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC).

Ce qui démontre de l’effacement de l’opposition. Tout compte fait, sur les 180 députés que compte la chambre basse du parlement, seulement 41 sièges sont occupés par l’opposition, du fait d’un boycott, des dernières élections législatives, par une certaine opposition radicale. L’on pourrait sans surprise comprendre le fait que les lois soient taillées à la mesure du pouvoir en place puisque fortement représenté à l’assemblée nationale, lieu par excellence des votes des lois devant régir le fonctionnement de l’Etat.

Une gangrène remarquable

La politique au Cameroun, semble avoir perdu la main sur les objectifs d’antan à savoir : conquérir et se maintenir au pouvoir, contre le nombrilisme ou mieux le « mapartisme » tel que scandé par le professeur Hubert Mono Ndzana. Il faut par-là comprendre que mettre sur pied, a désormais pour objectif de se remplir le ventre et se faire appeler président, au détriment des populations qui n’ont droit qu’au silence des partis politiques, face à une société en proie à des difficultés de vie chère , d’insécurité et de tribalisme pour ne citer que celles-là .

Parlant du tribalisme voilà, le guide suprême de la politique au Cameroun. Ce n’est un secret pour personnes, qu’au pays de Paul Biya, les partis d’opposition se créent autour des filiations tribales, c’est malheureusement c’est état de choses, qui discrédite certaines formations politiques. Malgré la volonté de voir une transition politique au Cameroun, il est impératif pour les partis d’opposition de briser le silence, et de véritablement descendre sur le terrain de l’action politique, poser des actes plutôt que de rester comme un chien dans un livre qui ne mord, ni n’aboie jamais.

Donald OMOLOBINA

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