société : l'ENAM ne déchante pas en scandales

L’école nationale d’administration et de magistrature ( ENAM) , se présente désormais comme un moule à scandales.

société : l'ENAM ne déchante pas en scandales

Très longtemps considérée comme une école élitiste, l’ENAM est le théâtre des actes répréhensibles. L’on dira alors que, pour cette institution,les années se suivent et se ressemblent. Les cas de corruptions et d’injustices seraient légion de ce côté. Le mérite aurait désormais honte , face au favoritisme ambiant observé dans les couloirs de l’école très sollicitée des camerounais.

Siège des polémiques.

La publication des résultats des concours d’entrée à l’ENAM , a toujours su fédérer les énergies autour de la polémique. C’est à juste titre qu’on se souvient de l’éditorial de George Alain Boyomo , publié le 12 octobre 2020 dans le journal Mutation . Il déclarait alors :  » Jamais une école n’a suscité au Cameroun autant de polémique et d’authentiques scandales «  . Dans le même éditorial, il renchérit son propos en disant :  » Jamais une école n’a d’autant exalté les inégalités sociales… Et trahi l’idéal républicain » .

Ces déclarations dénotent ,d’une attitude longuement décriée. Malgré le passage de plusieurs directeurs à la tête de cette institution, la situation continue d’être alarmante.

Le scandale de trop.

Un candidat au concours 2021 d’entrée à l’ENAM, a saisi le directeur général de cette institution. La lettre ouverte adressée à Bertrand Soumbou Angoula , directeur général de l’ENAM , laissait croire que les candidat, avait été victime d’un abus .

Il affirmait par ailleurs que , son nom avait été retiré de la liste des admissibilités publiée quelques jours avant. Il en a profité pour dénoncer, des fraudes et monnayage des places à l’ENAM. Il est donc impératif de rendre à cette école, ses lettres de noblesse d’antan.

Par ailleurs, l’on devrait rappeler que le mérite est ce qui concoure au développement d’un État. La qualité du service public au Cameroun actuellement, est la conséquence visible du favoritisme qui a tordu sans merci le cou aux valeurs éthiques. Être un produit de l’ENAM, n’est donc plus le déploiement d’une certaine intelligence élitiste, mais plutôt d’un réseau que l’on aura baptisé au Cameroun « la godasse ».

Donald Armel OMOLOBINA

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