Afrique : Visage reluisant du nouvel accord de partenariat UE-OEACP

Afrique : Visage reluisant du nouvel accord de partenariat UE-OEACP

Il décrit désormais le nouveau cadre de coopération qui devra être celui des deux organismes pour les années à venir.

Au moment où, les relations internationales semblent s’accommoder à l’évolution mondiale, l’Union européenne (UE) et l’organisation des états de l’Afrique, des caraïbes et du pacifique (OEACP), ont conclu un nouvel accord de partenariat, le 30 décembre 2020. C’est d’ailleurs une tradition d’échanges engagés avec la convention de Lomé de 1975.

 L’on peut interroger l’histoire.

Un rappel historique, des accords de partenariat UE- ACP est fort évocateur de sa longévité. L’on se souvient que l’accord de Cotonou, du 23 juin 2000, a succédé aux accords de Lomé (1975, 1979, 1984, 1989). Ces conventions, permettaient aux pays ACP, de bénéficier d’un régime commercial assez favorable.

Les accords de partenariat de Lomé, stipulaient que, les produits exportés des pays ACP vers l’EU, étaient exempts des droits de douane. Par ailleurs, ils n’étaient pas soumis à certaines restrictions. Il s’agissait des restrictions, quantitatives et qualitatives sur les importations. Cependant, seuls les produits agricoles, ne bénéficiaient pas de tels avantages. Ils étaient alors soumis, à une réglementation européenne.

Dans le champ de l’amélioration des relations, l’accord de Cotonou établira un nouveau régime commercial. Celui-ci mettait en priorité, le libre-échange. Il devait tenir compte, des réalités économiques des pays ACP.

Cet accord de partenariat, s’étalait, sur une période de 20 ans. Entré en application en 2003, celui-ci prévoyait une aide financière toutes les 5 années. Soit 13,5 milliards d’euros, pour les 5 premiers années. Cet accord de Cotonou, était un renforcement de ceux de Lomé. Il était axé sur la coopération au développement et sur la coopération économique et commerciale. Le dialogue politique, dans ses objectifs n’était pas en reste. L’on relève tout de même que, l’accord de Cotonou a connu des révisions notables.

 Vers un nouvel accord de partenariat.

Répondant aux normes des conventions, l’accord de Cotonou signé en 2000 devait expirer en février 2020. Seulement, l’application de celui-ci a été prorogée. Le point a souligné, est celui de la mutation du groupe des États ACP en OEACP, en avril 2021.

Cette mutation conduira à la renégociation de l’accord. Celle-ci débute de façon formelle, le 28 septembre 2018. C’est alors que les négociations, débouchent à la conclusion le 3 décembre 2020 à un nouvel accord de partenariat. Devant se faire appliquer en 2021, il a été soumis à la ratification par un nombre minimal de parties. La signature, l’application provisoire, et la conclusion de l’accord relèvent de l’approbation du conseil. Celle-ci se fait sur la base des propositions de la commission européenne.

 Le nouvel accord de partenariat UE-OEACP, marque un véritable saut qualitatif.

Dans son essentialité, le partenariat UE-OEACP, en 46 ans d’existence, constitue l’un des plus anciens cadres de coopération. Il rassemble plus de 1,5milliards de personnes, de part 4 continents. 106 pays dont, 27 au sein de l’UE et 79 pays d’Afrique, des caraïbes et du pacifique, tels sont les constituants du partenariat. Aujourd’hui, le partenariat UE-OEACP, continu d’être consolidé.

Après Cotonou, les négociateurs parviennent à un nouvel accord politique. Le tout nouveau qui devra être signé et ratifié par les parties, couvrira des domaines variés. Il s’agit du développement et de la croissance durables ; Des droits de l’homme, de la paix et la sécurité. L’accord se focalise, sur la mise en œuvre des priorités locales.

L’on peut en effet, se dire qu’un nouveau cadre juridique serait envisageable. C’est ce cadre, qui servira de boussole dans les relations politiques et économiques. Les 20 prochaines années de coopération entre l’UE et les 79 membres de l’OEACP, se veulent objectives.

 Le partenariat UE-OEACP constitue une force ineffable à l’échelle internationale.

Le nombre est la force première du partenariat. Il faut rappeler que, l’UE et l’OEACP, constituent plus de la moitié des sièges aux Nations Unies. Avec ce nouvel accord de partenariat, les besoins émergents et les défis mondiaux pourraient trouver des réponses. Il s’agit des combats d’ordres sanitaire, climatique, de gouvernance, de sécurité et de paix.

L’accord conclu le 3 décembre 2020 à Bruxelles, marque un véritable saut qualitatif. « L’accord conclu aujourd’hui, constitue une étape vers la nouvelle ère qui s’ouvre », avait déclaré, Jutta Urpilainen, commissaire aux partenariats internationaux. Par ailleurs négociatrice en chef de l’UE, elle précise que :  » Les habitants de ces 4 régions du monde, bonifieront de cet accord ambitieux ». Aussi, celui-ci :  » permettra, de mieux faire face, aux nouvelles réalités et aux nouveaux défis en tant qu’acteurs mondiaux ». Vivement que, cet accord UE-OEACP, soit véritablement du pain béni.

DONALD ARMEL OMOLOBINA

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