Cameroun : Les grands points du discours présidentiel revisités.

Cameroun : Les grands points du discours présidentiel revisités.

Lors de son adresse à la nation le 31 Décembre 2020, Paul Biya a mis en perspective la vie économique, politique et sociale du pays tout entier.

« Faisons ensemble du Cameroun une terre d’opportunités de développement économique et social dans la paix et l’unité », tels sont les propos du chef de l’Etat Paul BIYA au soir du 31 Décembre 2019 avant d’émettre ses vœux de bonne année 2020, année qui malheureusement n’aura pas été très bonne. Fidèle à la tradition, PAUL BIYA, n’a pas manqué de s’adresser à la nation le 31 Décembre 2020. De son discours, les populations nourrissaient des attentes énormes sur les plans socio-politique, socio-économique, socio-culturel, sanitaire, éducation et Sécuritaire. L’imprévisible est resté égal à lui-même. C’est en toute dextérité qu’il ouvrira son propos par un fait qui aura marqué de son empreinte le monde entier à savoir, la pandémie de covid-19 qui a fait de 2020 une année négativement historique. C’est à juste propos qu’il reviendra dans son discours sur les efforts du gouvernement à barrer la voie à cette tueuse rapide qui a non seulement endeuillé plusieurs familles mais a mis à genoux l’économie du pays. Toutefois il ne manquera pas de rappeler qu’il est trop tôt de tirer des leçons de ce douloureux épisode. L’interrogation du chef de l’Etat sur la responsabilité de l’homme du fait de l’exploitation abusive des ressources naturelles de la planète et de se livrer sans cesse à des conflits générateurs de massacres et de maladies, ainsi qu’à des expériences pour développer des armes nouvelles est essentielle car de celles-ci surgit la question de la relation entre l’homme et son milieu naturel. De son devoir de chef, il n’a pas manqué d’interpeller ses compatriotes à redoubler d’ardeur dans l’observance des mesures barrières au moment où les pays dans le monde connaissent la résurgence d’une deuxième phase de covid-19 plus contagieuse que la première.

      Si la santé est un point focal pour le chef de l’Etat, la sécurité est une nécessité ineffable. Tout en saluant les actions efficaces des   forces de défense et de sécurité qui ne ménagent aucun effort dans le combat contre les actes criminels perpétrés dans les régions du Nord-ouest et Sud-ouest du pays. Force est de rappeler que les crimes orchestrés par les ennemis de la paix et aussi des vies humaines ne resteront pas impunis, d’avis d’homme d’Etat son excellence Paul BIYA. Il pense à cet effet que l’opinion publique et particulièrement celle des deux régions concernées, peut se rendre compte, si cela n’était pas encore le cas que les soi-disant « sécessionistes » ne sont en réalité que des assassins sans foi ni loi, illustration faite des tueries de Kumba qui ont suscité l’indignation générale. Le 31 Décembre 2020, était l’occasion pour le président BIYA, d’interpeller et d’inviter à plus de responsabilité les pays amis qui hébergent les commanditaires et les organisations qui financent et animent par divers canaux les bandes armées dans le NOSO, car au terme d’une enquête, tous ceux qui seront identifiés comme donneurs d’ordres ou complices répondront de leurs actes. C’est tout en exprimant son regret de voir regroupés, autour d’une volonté de déstabiliser les institutions, certains de nos compatriotes avec en tête de proue un certain candidat déchu à la dernière élection présidentielle au Cameroun et ce à travers des actions de destruction maquillées en marches dites pacifiques, que le chef de l’Etat a trouvé non moins nécessaire de rappeler que l’accès aux responsabilités politiques se fait par la voie des urnes. Ce qui précisément est le cas du Cameroun où le processus démocratique se déroule selon des dispositions constitutionnelles. Des exemples qui confirment de la volonté politique de mener à bien le projet démocratique répondant d’après le chef de l’Etat aux souhaits du peuple camerounais sont visibles. Ce qui lui permet d’ailleurs de rappeler quelques faits tels que le renouvellement du mandat des sénateurs en Mars 2018, l’élection à la majorité absolue du chef de l’Etat en octobre 2018, en février 2020 place était donnée aux législatives et municipales et en Décembre 2020 les élections régionales viennent compléter les dispositions prévues dans le processus décentralisation.

    Conscient de ce qu’il reste encore beaucoup à faire, le président BIYA pense tout au moins que nous sommes sur la bonne voie et que bientôt l’ensemble du pays pourra être fier de nos progrès démocratiques.

       Sur le plan économique, la Covid-19, qui n’a pas facilité la croissance économique mondiale, n’a pas aidé à la bonne tenue de nos finances publiques et notre économie au cours de l’année 2020. C’est en maintenant les objectifs de croissance que des mesures de consolidation budgétaire et de soutien à l’économie afin de passer le cap difficile en rendant possible une politique de relance en 2021. C’est d’ailleurs suite à cela qu’il a été décidé de finaliser les projets liés au championnat d’Afrique des nations 2021 et de la coupe d’Afrique des nations 2022 ; de poursuive la mise en œuvre des plans de reconstruction et de développement des régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, ainsi que de l’extrême Nord. Il convient de noter selon le président BIYA que, la transformation structurelle de notre économie, ainsi que le développement inclusif sont envisageables au travers de la Stratégie Nationale de Développement planifiant les grands axes jusqu’en 2030. Rappelons à cet effet que la Stratégie Nationale de Développement vient ainsi remplacer le Document pour la Stratégie et la Croissance et l’Emploi (DSCE) qui aura montré toutes ses limites dans le processus de développement du pays. Pour parvenir à l’émergence 2035, il conviendra de passer à la vitesse supérieure afin de lutter contre la pauvreté, le chômage et même la persistance du secteur informel. Il faudra d’ailleurs faire d’une priorité les secteurs de l’éducation, la santé et la sécurité. S’il faut s’en féliciter de ce que le peuple camerounais a toujours été à la hauteur des enjeux qui le concerne, relevons qu’entreprendre des réformes est indispensable.

DONALD ARMEL OMOLOBINA

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