Cameroun : Les petits mots sans effet de Paul BIYA à sa jeunesse.

Cameroun :  Les petits mots sans effet de Paul BIYA à sa jeunesse.

Du discours très attendu du chef de l’Etat le 11 février 2021, l’on observe de façon regrettable que l’essentiel n’a pas été dit.

Il aura fallu à peu près, une quinzaine de minutes au chef de l’Etat pour s’adresser à la jeunesse. Un discours aux attentes énormes, qui malheureusement n’a été que la confirmation d’une déception. La jeunesse camerounaise faisant face à d’énormes difficultés, s’attendaient à du concret de la part de monsieur Biya.

 La Jeunesse réduite au sport

Il convient de dire que, le chef de l’Etat a manqué son tir. Plus qu’une fuite en avant, il aura axé son allocution sur le CHAN, organisé au Cameroun. Si l’on reconnaît avec monsieur Biya la qualité des infrastructures sportives, il faut toutefois reconnaître que les diplômes des jeunes chômeurs sont en attente d’emplois dans les tiroirs.

 L’emploi jeune galvaudé.

Pour une jeunesse dont l’espoir est de trouver un emploi descend, Monsieur Biya en a fait un mythe. Inviter la jeunesse à la résilience n’est que pléonasme.

 Covid-19 le prétexte opportun.

La pandémie de corona virus s’avère le prétexte parfait. Toutefois, brandi pour justifier la situation économique du pays. Chaque occasion est donc favorable pour la brandir, face à une jeunesse en perte de repère, sur le plan économique. Pourtant, il s’agit de proposer une politique économique fiable malgré la Covid-19.

 De l’économie des maux à l’économie des mots.

Face aux maux qui minent la jeunesse, Paul Biya a su faire l’économie des mots. N’ayant pas mis un accent véritable sur les problèmes de la jeunesse, elle se retrouve désormais maître de son destin. L’évocation de certains chiffres auxquels la jeunesse ne se reconnaît pas aura été pour elle un aveu d’échec de la part de leur président.

 Un aveu d’échec que de faire appel à une certaines diaspora

« si vous allez à la conquête du monde, revenez construire le Cameroun ». C’est en ces mots, qu’il faut lire l’aveu d’échec dans la politique d’encadrement de la jeunesse. Rappeler des jeunes à qui l’Etat n’a pas donné les moyens de conquérir le monde, c’est vouloir récolter ce qu’il n’a pas semé.

DONALD ARMEL OMOLOBINA

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