Économie : La difficile équation autour de l’énergie électrique

Économie : La difficile équation autour de l’énergie électrique

Malgré les promesses faites par le gouvernement en place, la situation n’a pas connu de changements conséquents.

D’après un document publié par Christophe Tatsinkou de l’institut national de la statistique en 2016, la puissance énergétique au Cameroun était estimée à 1 270, 75 Mw. Celle-ci est essentiellement repartie entre les ressources hydroélectriques (732 Mw) et thermiques qui constituent le réseau public d’électricité.

 Au moment de la publication du document, l’accessibilité des ménages à l’électricité était d’autant plus faible qu’à ce jour. L’on estimait près de 3000 localités électrifiées sur 18 000 recensées. En dépit des progrès accomplis au fil des années, 46% des ménages (81% en milieu rural et 12 %en milieu urbain), ne disposent toujours pas d’électricité.

 Désarroi des populations.

C’est au grand regret des populations que l’énergie électrique reste encore un luxe. Dans les grandes métropoles comme dans les zones reculées, l’accès à l’électricité est un parcours de combattants.  » Voici déjà trois jours qu’il est difficile pour nous de passer 5heures de temps avec le courant », s’exprime alors un habitant du quartier Damas à Yaoundé.

En pleine cité capitale, la course à l’énergie électrique est le sport le mieux partagé. Même au niveau des services de l’administration publique, l’électricité est une denrée rare. Il est pratiquement impossible pour ceux-ci de fonctionner sans groupe électrogène. Cependant, ce sont les usagers qui payent le lourd tribut.

 Du manque à gagner.

L’approvisionnement faible en électricité, n’est pas sans conséquences. Les ménages et même les opérateurs économiques du secteur de l’agroalimentaires enregistrent des dommages. Désormais, faire des réserves en aliments frais dans les domiciles devient inquiétant car, leur décomposition est assurée du fait des coupures intempestives d’électricité.

Les commerçants sont confus. Dans les grandes surfaces, les produits à conserver au frais ne sont plus en sécurité. Les poissonneries sont les victimes principales. Approché par la rédaction de FOCUS MÉDIA AFRIQUE, un distributeur en gros de produits congelés déclare :  » sans courant, la vente du poisson est en danger… Parfois nous vendons à bas prix pour rapidement évacuer ». Toutefois, malgré les efforts et les promesses du gouvernement en matière d’électrification, la situation est préoccupante.

DONALD ARMEL OMOLOBINA

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