Cameroun : Bilan meurtrier de Boko Haram à l'extrême Nord

Cameroun : Bilan meurtrier de Boko Haram à l'extrême Nord

Les villages de Balbine, Darak, Gouzoudou et Mozodo ont été le théâtre des attaques perpétrées par la secte islamique. 

Entre le 25 Janvier et le 25 Février 2021, 80 personnes ont trouvé la mort, lors des incursions de la secte terroristes de Boko Haram, selon l’ONG « HUMAN RIGHTS WATCH ». Pourtant, les nouvelles sans cesse rassurantes qui parvenaient de cette partie du pays, faisaient état d’une certaine accalmie retrouvée dans cette zone. Que non semble aujourd’hui dire cette ONG, qui déplore par la même occasion les comportements des troupes Camerounaises au front.

Une situation régulièrement portée en critique et pour laquelle, le gouvernement est resté sur sa position, laquelle vante le professionnalisme d’une armée prise au piège d’une guerre asymétrique.

Certes que ces actes ne sont plus réguliers, mais elles sont réelles et reposent sur l’effet de surprise au travers de quelques techniques utilisées, notamment, le recours à des femmes kamikazes qui font détoner leur gilet explosif pour ôter la vie à des dizaines de civils. Autres moyens d’actions utilisés par ces terroristes, l’utilisation des machettes et couteaux.

Des dizaines de pêcheurs locaux ont été décapités et assassinés à l’aide des machettes et certains poignardés avec des couteaux.  Malgré ces attaques, le ministre de l’administration territoriale Paul Atanga Nji déclare que la secte Boko Haram est sous contrôle et qu’elle vit ses derniers jours, pendant ce temps, l’attaque du 08 Janvier 2021 faisait 14 morts à Balbine   et plus 37 morts à Mozodo.

L’armée Camerounaise a déployé des milliers de soldats dans la région de l’Extrême Nord pour prévenir et repousser les attaques de Boko Haram, mais les habitants et travailleurs humanitaires déclarent que cette présence militaire est trop faible pour protéger efficacement les civils. La violence de Boko Haram a déclenché une crise humanitaire majeure ce qui a poussé plus 322000 personnes à quitter leur foyer.

 Depuis 2014, compte tenu de l’insécurité accrue dans cette partie du pays ,  l’ accès à de nombreuses zones n’est possible que sous escorte militaire ce qui rend difficile le travail des  organisations humanitaires, désireuses de  fournir de l’aide aux nécessiteux.IL est clair que si le Gouvernement Camerounais augmente l’ effectif militaire les jours du marché, et surtout dans les zones visées par la violence, cela améliorerait à la fois la protection des civils et élargirait l’accès des travailleurs humanitaires à des zones à hauts risques.   Il est urgent que face à cette propagation alarmante des attaques de BOKO HARAM dans les villages et villes de l’Extrême Nord, que le Gouvernement Camerounais trouve un moyen de protéger les civils.

FAUSTIN KAMGUE

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