Cameroun : Un potentiel hydroélectrique mal exploité.

Cameroun : Un potentiel hydroélectrique mal exploité.

Les retards observés dans la livraison des barrages en chantiers, le manque d’entretien des centrales existantes généralisent les coupures de courant intempestives.

Le secteur d’énergie au Cameroun est caractérisé par une offre insuffisante pourtant estimé à 23000MW. Le pays représente le 3e potentiel énergétique en Afrique au sud du Sahara après la RDC et l’Ethiopie. Il tire les 75% de sa puissance en énergie hydroélectrique du plus long fleuve du pays : la Sanaga.  Avec cette forte densité en puissance énergétique le Cameroun connait toujours une pénurie en matière d’électricité.

Historique des installations énergétiques

  En 1929, les premières centrales privées hydroélectriques de Luerman et Matale sont inaugurées pour alimenter à région de Muyuka essentiellement dans les domiciles des colons britanniques. A la veille de la deuxième guerre mondiale, le Cameroun français connait aussi une installation de centrale hydroélectrique, en 1946, la création d’un service public dans le Cameroun Anglais pour fournir l’électricité.  Après l’indépendance, la Cameroon Electricity corporation (POWERCAM) est fondée en 1962 au Cameroun occidental et en 1963 la société mixte EDC électricité du Cameroun est créée avec la majorité du capital social détenue par l’Etat du Cameroun oriental et les collectivités publiques ainsi elle prend en charge toutes les distributions publiques d’énergie électrique.

La naissance de la Sonel.

En 1974, la création de la société Nationale du Cameroun (SONEL) par fusion avec ENELCAM et EDC

Cette nouvelle société a en outre mission de prendre en charge les distributions publiques, et un an plus tard elle absorbe (powercam) le Cameroun a ainsi sa propre industrie de distribution d’électricité.

  Le 17 juillet 2001, la sonel est privatisée au bénéfice de l’AES-SIROCO Limited, une filiale de AES corporation qui contrôle 51% du capitale de l’Etat du Cameroun conserve 44% et le personnel reçoit 5%.

 En 2014, l’AES Sonel devient Eneo. Ainsi, en fin 2018 les centrales hydroélectriques du Cameroun totalisent une puissance de 747MW soit 54% de la capacité de production du pays. Les prévisions officielles estiment qu’en 2023, l’hydroélectricité représentera 75% du mix électrique afin de réduire les récurrentes délestages dues aux variations des précipitations. Pour y arriver le gouvernement a engagé d’énormes constructions des barrages.

 Après la construction du barrage d’Edéa en 1954 sur la Sanaga, Song Lou Lou en 1981, Lagdo en 1982 sur la Bénoué  le pays a engagé d’autres grands projets dans ce domaine notamment le Barrage de LOM Pangar et MEVELE  pour résoudre le problème de délestage.

Faustin Kangue

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