La Nationale N°5 : un chemin de croix.

Si vous comptez voyager entre Douala et Bafoussam, n’oubliez pas de faire votre prière. Ce tronçon donne tort au musicien qui avait déclaré que  » la route ne tue pas « . Cahier de route d’un survivant de cette Nationale où la mort rode comme le bitacola à chaque péage.

La Nationale N°3

Dès la traversée de l’échangeur de Bekoko, les premiers nids de poule vous annoncent que la traversée ne sera pas un partie de plaisir. Mais ce n’est rien face à ce qui vous attend devant. Au fur et à mesure que les kilomètres s’égrainent, les nids de poule se muent en nids d’oie puis en finalement en nids d’éléphant. Si vous avez fait juste un « notre-père » entre Douala et Souza, faîtes toute une neuvaine entre souza et la ville de Mbanga. Sur ce tronçon, chaque dépassement est un flirt avec l’au-delà. Les accidents de la circulation sont généralement causés à cet endroit par la volonté des chauffeurs d’éviter les trous sur la route.

Si vous croyez avoir fait le plus difficile après avoir traversé le département du Moungo, détrompez-vous. Bafang, Batie, Santchou, Kekem sont autant de localités dont la traversée est périlleuse. Pour le moment, la seule initiative concrète des autorités nationales sur ce tronçon est la multiplication des ponts de contrôle de vitesse pour dissuader les automobiles de rouler rapidement. Une initiative qui fait surtout les affaires de certains fonctionnaires habillés en orange.  » On ne sait pas à quoi sert l’argent du péage et du flash qu’on donne tous les jours sur la route ci. Si le gouvernement nous a oublié on ne sait plus comment faire «  déclare Mbouentcheu, un chauffeur clando.

Les usagers de la Nationale N°3 formulent désormais le vœu que cette route puisse ressembler à celle qui lie Yaoundé à Bafoussam.

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