santé : Quand exister c'est procréer

santé : Quand exister c'est procréer

La question de l’infertilité et de la stérilité préoccupe encore aujourd’hui au regard des souffrances tant physiques que psychologiques et émotionnelles que vivent les victimes.

Si l’on observe et parfois décrie aujourd’hui une procréation très préoccupante parce que précoce chez les jeunes filles, se manifestant par de nombreuses grossesse en milieu scolaire, il a toujours existé presque paradoxalement une autre réalité, celle de la difficulté se soldant même parfois par une impossibilité chez certaines femmes et hommes de procréer. En Afrique, c’est connu, être une vraie femme c’est à coté d’être mariée, être une génitrice ; être un homme, un vrai , c’est être un géniteur. De nombreuses femmes se retrouvent donc rejetées et souvent cataloguées parce qu’elles ne procréent pas. L’homme à côté de cela, lorsqu’il n’est pas associé au rejet est positionné en victime innocente car ici l’infertilité est systématiquement, malheureusement, imputée à la femme.


Dans un ouvrage publié en auto édition en mai 2020 intitulé « Quelle que soit l’issue, j’avance et reste debout! La procréation médicalement assistée. Témoignages et conseils de motivation d’une patiente « , Agnès GUILLEMOT s’attaque à la question.

En plus de proposer une voie de recours, la médecine moderne longue, âpre, difficile, coûteuse mais se soldant souvent par un franc succès, l’ouvrage de 284 pages présente également les atouts d’une remise en question générale corollaire à un travail d’information et de sensibilisation approprié. Dans un propos relayé par le journal Le Monde , le docteur GWET Bell relevait déjà : « Les patients africains ne savent pas toujours qu’il existe des médecins spécialistes de la fertilité. Seulement 15 % des couples les plus urbains et modernes se rendent directement chez un spécialiste ».

Il faut donc sensibiliser et acheminer aux patients les différentes pistes de solutions disponibles même si ceux-ci impliquent souvent des coût très souvent largement au dessus de la bourse moyenne.


S’armer d’une force mentale fondamentalement ferme et garder l’espoir d’un miracle tout comme une inébranlable confiance en la médecine moderne, très évolué aujourd’hui, s’avèrent être les premiers pas vers une issue heureuse et à Agnès GUILLEMOT d’indiquer qu’une fois touché par la réalité de l’infertilité « On attend, on espère, on bataille
pour que ça arrive. Chaque jour. À deux. Parce qu’être infertile veut certes dire que l’on a des difficultés à faire
un enfant, mais également, qu’on a des chances d’en faire un ! C’est le couple qui est infertile, même si les
motifs physiologiques peuvent appartenir à l’un des conjoints ou aux deux. En effet, les taux sont d’environ 34%
du fait de la femme, 20% du fait de l’homme, et 38% du fait du couple en situation d’infertilité mixte. « Du fait de », dis-je, et non pas « à cause de ». Il faut arrêter de chercher qui est le fautif dans le couple, pour l’étêter !»

Rolande AGONG

Leave a comment

Send a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.