Cameroun : Le disque raillé de Paul BIYA à l'endroit de sa jeunesse.

Cameroun : Le disque raillé de Paul BIYA à l'endroit de sa jeunesse.

Dans son traditionnel discours de circonstance prononcé le 10 février 2021, le chef de l’État se distingue par une répétition qui épuise les consciences.

 Des décennies que les mêmes choses sont dites sans changement aucun. Des années entières, que des annonces sont faites, sans être suivies des réalisations concrètes.

Cette année, une nouvelle fois encore, le même hymne a été entonné lors de son traditionnel adresse à la jeunesse, le 10 Février, sans jamais en percevoir le bout par lequel Paul BIYA s’appuie pour exprimer son embellie.

C’est le cas de cette question autour de la transition générationnelle, toujours déclamée dans les discours, mais jamais suivie de matérialisation sur le terrain du concret.

  Le refrain de la parole et des paradoxes

En effet, le chef de l’État semble réduire la jeunesse aux activités de sacrifices lorsqu’il déclare ce qui suit :  « les jeunes sont plus actifs au sein des comités de vigilance’’ .

Sorte de déclaration qui laisse un goût amer, dans un contexte difficile, où les jeunes semblent être abandonnées à leur propre sort. Manque d’emplois, insertion socioprofessionnelle difficile, rareté des opportunités, voilà autant de maux qui dessinent pour cette tranche d’âge, un demain sombre.

Face à cela, aucun discours nouveau qui dessine l’espérance des lendemains qui chantent. Aucun propos qui porte à leur imaginaire, les assurances d’une vie qui s’annonce demain, meilleur que celle d’aujourd’hui. Rien donc, c’est la grande confusion.

 La jeunesse mise à l’écart

Lorsque le chef de l’État affirme que : « À chaque génération, correspond une mission historique à accomplir pour le devenir de la nation.’’ De génération s’agit-il ? On se souvient que les régionales du 6 décembre 2020 n’ont pas été favorables à la jeunesse. Il en ressort que les présidents des conseils régionaux sont en majorité des vieillards.

 A quand la chance aux jeunes ? Difficile de la savoir.

Toutefois, la débrouillardise a atteint son paroxysme au profit de cette gérontocratie qui prospère en toute impunité au sein du gouvernement, avec une tranche d’âge majoritaire qui oscille entre 70 et 80 ans depuis des lustres.

Martial SOP

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