CEDEAO : Le Mali donne des insomnies à Macron

Malgré les lourdes sanctions de la CEDEAO, les menaces de la France et les injonctions de l’Union Européenne, le pouvoir de transition au Mali reste droit dans ses bottes et n’entend pas se faire dicter sa conduite à travers des pressions extérieures. À l’Élysée, le bras de fer imposé par Assimi Goita créé la panique.

CEDEAO : Le Mali donne des insomnies à Macron

La CEDEAO et les mesures qui fâchent

À Bamako, la vie a repris son cours normal après des semaines agitées. Si quelques manifestations contre la présence des forces militaires françaises se poursuivent, on est bien loin des mobilisations historiques du14 janvier dernier. Ce jour-là, les populations ont envahi les rues de la capitale malienne et elles ont assiégé la place de la liberté pour protester contre les mesures extrêmes imposées par la CEDEAO. Un signal fort ? Pas assez selon les autorités maliennes qui vont décider 31 janvier, deux semaines après, d’exiger à l’ambassadeur français Joël Meyer de quitter le territoire dans un délai de 72 Heures.

Le pouvoir en place à Bamako avait évoqué la tenue de « propos hostiles et outrageux du ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères tenus récemment » et « la récurrence de tels propos par les autorités françaises à l’égard des autorités maliennes en dépit des protestations maintes fois élevées ».

« Ces déclarations tendent à remettre en cause et la légalité et la légitimité des autorités auprès desquelles l’ambassadeur de France est accrédité (…). Vous ne pouvez pas être accrédité auprès d’autorités que vous-mêmes vous ne reconnaissez pas » avait alors déclaré à travers un communiqué diffusé sur la chaîne nationale malienne, Abdoulaye Maiga, porte-parole du gouvernement malien.

Farouchement opposée à la présence russe sur le sol malien, la France a multiplié les tentatives pour reprendre son statut de partenaire privilégié du Mali depuis plusieurs mois… sans suite ! Pour le pouvoir que conduit Assimi Goita, il y’a au delà d’un constat d’échec de l’opération barkhane dans le sahel et au Mali notamment, une envie de prendre les distances avec un ex colon devenu trop collant.

Un retrait des troupes françaises en vue

Cependant à Paris, les rumeurs circulent déjà sur le retrait définitif des troupes françaises à Gao dans le nord du Mali. Face aux critiques de l’extrême droite en France ( Marine Le Pen, Éric Zemmour ) sur la gestion du cas malien et la volonté de ne pas céder la place à la Russie, l’Élysée se trouve dans un réel embarras.

Kevin FOTSO

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