Corruption à ciel ouvert des agents de la police municipale à Bonaberi.

Le 4 ème arrondissement de la ville de Douala est le théâtre de scènes d’abus de pouvoir et de rackets orchestrés par les agents de la police municipale. Ces derniers stoppent les véhicules et réclament de l’argent aux conducteurs au vu et au su de tout le monde.

Corruption

À bord de son véhicule de marque Opel, Thibault venait d’avoir une panne et était encore au volant quand les agents de la commune sont venus poser des sabots sur la roue de son automobile. La scène s’est déroulée au lieu-dit Grand Hangar. Ces derniers vont lui réclamer une somme de 25.000 au risque d’envoyer sa voiture en fourrière. Il finira par débourser 10.000 FCFA pour voir les sabots retirés. Sa rencontre avec le premier adjoint de la mairie compétente ne changera rien à cette corruption. Il nous a confié que les dénonciations de cette nature ne semble faire ni chaud, ni froid aux responsables de cette collectivité territoriale décentralisée.

Cette pratique est récurrente, nous révèle Hervé, un habitué de la localité. Il dit être arrivé aux poings avec un de ses agents il y’a peu pour des raisons similaires. Pour les conducteurs de moto-taxi, c’est encore plus compliqué. Ils font l’objet d’interpellations systématiques à chaque fois qu’ils traversent la zone du château. D’après nos informations, en cas de défaut de pièces, ils peuvent payer entre 2000 et 15.000 FCFA aux agents de la commune.

Face au silence complice des autorités de la mairie de Douala 4, les usagers de Bonaberi ont fini par se résigner face à cette situation. Le récent rapport de la CONAC citant les collectivités territoriales décentralisées parmi les administrations où la corruption a fait son nid interpelle à plusieurs titres.

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