Covid 19 : Bientôt des tests payant aux frontières du Cameroun

Covid 19 : Bientôt des tests payant aux frontières du Cameroun

C’est l’une des propositions qui ressort subrepticement de la troisième série de concertations et de consultations relatives à la riposte gouvernementale contre la pandémie.





Engagée le lundi 12 juillet 2021 par la rencontre entre le Manaouda Malachie, les experts indépendants, les universitaires et les leaders d’opinion, la troisième série de concertation et de consultation est revenue sur la possibilité de rendre payant les vaccins aux portes du Cameroun. L’idée émise au cours de la deuxième rencontre de la journée a permis aux Sociétés Savantes, aux Ordres professionnels ainsi qu’aux spécialistes de l’économie de la santé de tabler de façon quasi unanime sur la nécessité de faire payer les tests à l’entrée et à la sortie du pays.


Un point important au moment où la réalité de terrain affiche une situation épidémiologique de la pandémie dans le pays, révélant que le pic de la deuxième vague a été atteint entre le 15 et le 25 mars 2021. De façon générale, le Cameroun a enregistré 81 467 cas positifs, 79 825 guéris, 1330 décès. Le nombre de cas actifs est de 312 dont 44 en hospitalisation avec 5 sous oxygène. L’analyse des données révèlent que les hommes sont plus infectés que les femmes notamment dans la tranche d’âge de 30 à 39 ans. Pour autant, ce sont les personnes de 60 ans et plus qui en décèdent le plus.


Des statistiques qui illustrent à dessein la perception qu’ont les populations camerounaises des différents vaccins.

Ainsi, que ce soit les 5 millions de doses du Covax, via l’initiation de l’Union Africaine, ou encore les 300 000 doses de Sinopharm, et même les 8 milles doses de vaccin Spunick, ceux-ci ne sont pas toujours convaincant pour attirer le plus grand nombre dans les centres de vaccination mis sur pied pour la circonstance. De facto, la couverture vaccinale minimale de 20% requise pour atteindre une immunité collective est loin d’être atteint, moins encore l’objectif d’une réalisation de l’ordre de 40% en vue d’une couverture vaccinale maximale.


Des indicateurs qui viennent tout aussi conforter l’idée selon laquelle la vente ou l’achat de vaccin aux différentes portes d’entrée et de sortie du Cameroun apparait certes intéressante mais est loin de coller avec la réalité observée dans les différentes rues de ce pays. « Les dirigeants me font souvent rire au Cameroun, donc ils volent les millions qui devaient servir pour lutter efficacement contre cette pandémie et veulent désormais nous obliger à payer ce même vaccin dont on n’est pas sûr que ça va nous mettre à l’abri de cette maladie fabriquée. » Affirme Gérard Medounga, un usager rencontré dans la capitale politique du Cameroun.

Une déclaration qui n’est sans doute que le reflet du sentiment d’aversion qu’ont globalement les camerounais au sujet de la vaccination.


Brice Ngolzok

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