Vie chère : Le Ministère du Commerce à l’épreuve du concret

Vie chère : Le Ministère du Commerce à l’épreuve du concret

Entre hausse incessante des prix sur le marché et aveu tacite de l’administration en charge de réguler le secteur, le consommateur est contraint à subir.

Flambée sur le marché

Bien malin celui ou celle qui, son panier à la main s’aventure dans un marché sur l’ensemble du territoire national, rassuré du prix exact des denrées aliments et autres produits de grande consommation qui y sont proposés. Les marchés camerounais choquent et inquiètent au vu de la flambée des prix qui y est observée, sous le regard désigné complice du Ministère du commerce. « On ne sait même plus ce qu’on doit manger avec nos pauvres moyens, nous les pauvres. Tout augmente déjà au marché. Tu viens aujourd’hui c’est le prix de l’oignon qui a changé ; demain c’est le riz. Le riz qui nous aide souvent au moins parce que le plantain et les autres tubercules là c’est déjà pour les riches nous on ne regarde plus ça » confie Agnès de retour du marché.

 Cette désolation trouve son fondement pour ce qui est du riz dans la mutation du prix du Kg. Le prix homologué oscillant entre à 330 F et 450 F magistralement ignoré  pour couter jusqu’à 650 à 700 F au consommateur. « Ça dépend du type de riz » réplique-t-on ici. Jacquis KEMLEU TCHABGOU Du groupement des importateurs de riz du Cameroun rassurait pourtant le 17 juin 2021 du maintien des prix malgré toutes les augmentations auxquelles sont livrés les producteurs.

Inquiétantes difficultés à réguler.

Même son de cloche pour ce qui est du ciment et autres matériaux de construction qui à en croire les récentes sorties du Ministre du Commerce, donne des insomnies aux responsables de ce département ministériel.

      « Je voudrais vous informer par la présente que, si cette mesure que je considère comme de la défiance et de la provocation venait à être mise à exécution ; je me verrai dans l’obligation d’ordonner la pose des scellés sur vos installation ».

Cette menace de Luc Magloire MBARGA ATANGANA le 29 juin 2021 formulée contre l’entreprise CIMENCAM semble au fond être restée lettre morte. Au terme d’une concertation le 21 juillet 2021, les deux parties ont convenu qu’en attendant des mesures d’accompagnement, le prix du ciment est fixé à 4600 FCFA, parti de 4400 FCFA, soit une marge de 200 FCFA  accordée au réseau de distribution. Une augmentation qui révèle la criarde difficulté voire incapacité du Ministère en charge, de voler au secours des pauvres consommateurs. 

Le consommateur livré à lui-même

L’incessante et pernicieuse hausse des prix des produits de grande consommation au vu et au su des responsables en charge de la régulation du secteur laisse le consommateur livré à son sort. Les raisons allant de la hausse du prix de production au casse-tête chinois au niveau des douanes, donnent  à voir un labyrinthe dont l’issue de sortie est clairement invisible.

                                                                                                   

Rolande AGONG

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