Cameroun : La grandeur des hommes forts prend un coup dans un syndicat.

Cameroun : La grandeur des hommes forts prend un coup dans un syndicat.

C’est globalement le sentiment de la majorité d’observateurs, qui y voient dans cette démarche, un aveu de faiblesse de la part de ces êtres qui semblent étaler au grand jour leur grand niveau de faiblesse et de résistance face aux femmes qui gagneraient en puissance.

Au-delà d’un amusement, la plupart des hommes y trouvent un exploit. C’est « LE SYNDICAT », un mouvement devenu très viral, se propageant comme une mauvaise herbe à travers les réseaux sociaux et qui ne fait surtout pas l’unanimité des femmes au regard des commentaires qui se dégagent.

A en croire l’artiste ivoirien suspect 95, dans l’une de ses chansons intitulée « MERCI SYNDICAT » ce mouvement passe pour être une association des hommes pour la défense de leurs poches. Plus d’un estiment que les femmes posent beaucoup de problèmes d’argent et que le mieux serait de leur apprendre à pêcher plutôt que de leur en donner. C’est le cas de John 30 ans, rencontré dans la ville de Douala, un féru des réseaux sociaux qui déclare avec un soupçon d’humour ce qui suit: « Oui au SYNDICAT ! Je suis favorable à ce mouvement, ça suffit ! On ne va plus donner de l’argent aux femmes à l’aveuglette » Un peu plus loin, certains pensent que les femmes ne doivent avoir que 2000 frs de transport et ce, selon les règles du syndicat: « Peu importe le nombre de fois qu’elle vient chez son copain en une semaine, elle n’a droit qu’à 2000 frs de transport », reprennent comme un refrain la majorité des hommes, décidés comme ils sont en ce moment à suivre les règles édictées par ce fameux SYNDICAT.

Chez les femmes, la riposte n’est pas encore connue d’avance, mais on y décèle quelques signes annonciateurs d’un SYNDICAT version féminine imminent. Vanessa, Inès et Line sont toutes des filles artificielles communément appelées filles Android. Selon elles, ce Syndicat est une embrouille car disent-elles « il suffit que chaque femme frappe là où ça fait le plus mal chez l’homme quand il en a besoin, les hommes s’agitent sur les réseaux sociaux mais lorsque nous sommes face à eux c’est différent » .
Une déclaration qui fait penser que les hommes seraient plus faibles que ce qui apparaît dans leur discours dans les réseaux sociaux.
Sur la toile, l’on peut voir des publications des femmes, signes de leur mécontentement, demandant au SYNDICAT de revoir les 2000 à la hausse car il s’agit bien des fêtes et toutes les femmes doivent se faire belles. Voici un mouvement qui sonne comme un humour mais davantage comme une satire qui vient à dessein pour donner la possibilité aux uns et aux autres de mettre sur la table un sujet inquiétant afin d’en parler librement sans clivage et sans rejet de l’autre.
Un syndicat des hommes apparaît désormais comme une acceptation de leur part, et cela même en public, comme étant des victimes à l’avenir de ces braves femmes qui ne manquent plus de limite.

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